Pas celle du Gevaudan mais pas mieux.

Je connais Copine depuis depuis vingt ans. C'est ma principale et seule amie. On peut avoir des collègues sympas, des relations agréables, de bonnes copines mais une seule amie.

Je lui avais dit au début de notre amitié que je la trouvais " un peu bipolaire ". Un type II modéré mais typique. Elle en souriait...moi beaucoup moins qui était - et suis encore - obligée de la " tasser " en crise maniaque et la " remonter " en phase dépressive. 

 Durant ces longues années, aller consulter un psy a été écarté un peu comme aller voir un exorciste. Fin de non recevoir. Quand elle sentait que ça déraillait elle m'appellait et voilà, ça lui suffisait.

Je craignais la ménopause souvent facteur d'amplification du trouble. Pas de bol, c'est le cas.

A cela s'ajoute son licenciement, le retour de sa fille de 30 ans, égoïste, bordélique et dominatrice, et l'épaule qu'elle s'est cassée en juin dernier.

Grosse phase maniaque à Noël 2016 : départ précipité et euphorique à Paris chez sa mère chez qui elle a tout retourné et nettoyé jusqu'au dernier grain de poussière 12 heures par jour pendant deux mois ( elle a un T2 de 30m2 ! ), et pas que. Je ne parle même pas des dépenses mal venues dans sa situation... Ses indemnités de licenciement ont duré un mois et sont parties en c****ries sans que je puisse faire quoi que ce soit.

Noël 2017 : profonde phase dépressive.

Elle a finalement consenti à consulter et le diagnostique est tombé : bipolaire.

Devant l'aggravation je n'ai plus de mots...