Sauve qui Veut

14 janvier 2018

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière...

Onze heures, nous nous regardons Mari et moi. Un sel regard suffit et hop ! c'est dit !

En choeur :

- On va faire des courses !

En fait, vous vous occupez du repas, des enfants, de la vaisselle et de vous débrouiller toute la journée ! Non, nous n'avons pas l'intentiontion de revenir avant...très tard ! 

Bouche bée les gremlins !

Nous aurions pu aller au restaurant mais non. Nous avons fait comme avant, comme il y a très longtemps, quand nous étions très jeunes.

D'abord passer chez le boulanger et prendre deux chocolatines et quatre croissants au beurre ( bah oui, quand nous étions très jeunes, nous étions très pauvres ). Filer vers le château que nous admirons tant, se garer sur le parking vide et manger en discutant la bouche pleine. Oui, je sais, ça colle des miettes partout dans la voiture, sur les vêtements, et même qu'il peut en rester collé sur les joues, mais on aime. D'accord, après il faut sortir de la voiture, tout secouer, se regarder dans le rétro et tout ça, mais bon...

Une fois fait nous avons eu envie d'un café. Nous sommes donc allés au seul troquet du village. Un café de village qui n'a pas changé d'un poil depuis 100 ans. Même mobilier, même salle et arrière salle, et tu changes les habits des affalés du comptoir et tu y es. Cette fois ci, il y avait une dame style années 40. Une dame d'un certain âge, teinte en noir corbeau, maquillage de voiture empruntée définitivement, rouge à lèvres débordant de bouche mince, et veste en léopard d'un réel bon mauvais goût sur une jupe fushia...

J'aurais bien fait un flipper mais il n'y en a plus.

Ensuite nous sommes allés au lac. Pas un chat, le top ! Comme il n'y avait aucune oreille traînante dans le coin, on a un peu dézingué nos enfants. Après tout, ils se gênent eux, quand nos oreilles ne traînent pas ?

Sur le coup de quatre heures, quand même, nous avons traîné dans quelques vieilles boutiques campagnardes. J'ai trouvé un magnifique drap plat immense et blanc, comme j'aime ( je ne suis pas couette ) pour 7 euros, j'étais ravie !

Puis nous sommes rentrés.

Et vous savez quoi ? On a trouvé la vaisselle dans l'évier.

On a failli repartir.

 

Posté par Sylvie d L à 08:00 - Commentaires [4] - Permalien [#]


13 janvier 2018

Quand la bête rôde...

Pas celle du Gevaudan mais pas mieux.

Je connais Copine depuis depuis vingt ans. C'est ma principale et seule amie. On peut avoir des collègues sympas, des relations agréables, de bonnes copines mais une seule amie.

Je lui avais dit au début de notre amitié que je la trouvais " un peu bipolaire ". Un type II modéré mais typique. Elle en souriait...moi beaucoup moins qui était - et suis encore - obligée de la " tasser " en crise maniaque et la " remonter " en phase dépressive. 

 Durant ces longues années, aller consulter un psy a été écarté un peu comme aller voir un exorciste. Fin de non recevoir. Quand elle sentait que ça déraillait elle m'appellait et voilà, ça lui suffisait.

Je craignais la ménopause souvent facteur d'amplification du trouble. Pas de bol, c'est le cas.

A cela s'ajoute son licenciement, le retour de sa fille de 30 ans, égoïste, bordélique et dominatrice, et l'épaule qu'elle s'est cassée en juin dernier.

Grosse phase maniaque à Noël 2016 : départ précipité et euphorique à Paris chez sa mère chez qui elle a tout retourné et nettoyé jusqu'au dernier grain de poussière 12 heures par jour pendant deux mois ( elle a un T2 de 30m2 ! ), et pas que. Je ne parle même pas des dépenses mal venues dans sa situation... Ses indemnités de licenciement ont duré un mois et sont parties en c****ries sans que je puisse faire quoi que ce soit.

Noël 2017 : profonde phase dépressive.

Elle a finalement consenti à consulter et le diagnostique est tombé : bipolaire.

Devant l'aggravation je n'ai plus de mots...

 

Posté par Sylvie d L à 11:56 - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 janvier 2018

Bien sûr nous eûmes des orages...

...20 ans d'amour c'est l'amour fol... Nous ce fut cinquante tout rond en 2017...

A minuit, Fille Dernière est venue dans ma notre chambre, elle entendait un bruit bizarre de " galopades " qui l'empêchaient de dormir.

Bah oui, depuis qu'un ancien voisin a " oublié " sa minette et une voiture épave en déménageant il y a deux ans, pas stérilisée bien sûr, la minette s'est multipliée. Ils sont huit maintenant. Vu que nous les nourrissons grassement ils se portent comme des charmes et dorment dans le grenier qu'ils rejoignent par le toit du voisin. Et ils cavalent toute la nuit sur nos têtes joyeusement.

Petit aparté : Nous avons tenté, au début de son abandon de l'attrapper pour l'adopter et la stériliser mais walou...

En partant, elle m'a dit une chose amusante :

- " C'est marrant, on dirait que vous avez quinze ans, vous discutez, vous riez, on croirait entendre une chambre d'ados ! "

Bien vu ! Il paraît que je vais avoir 67 ans en juin mais en vrai ce n'est pas moi, c'est mon double astral qui vieillit. Si, si, moi j'ai bloqué à quinze ans. C'est grave, je sais, parce qu'il y a quand même un léger ( oui léger ) décalage entre la chair, les os, les articulations et tout le bastringue qui constitue mon véhicule terrestre et l'esprit qui y réside. Oui, l'esprit est folâtre n'en déplaise. Le reste est moins folichon, certes, mais je fais avec faute d'alternative possible.

 Bien sûr, donc, nous eûmes des orages. Des tornades. Des ouragans même ( j'aime bien les ^ce soir ). Il y eut même des moments " Fukushimesques ". Mais nous avons vaillamment résisté.

Nous nous fréquentons depuis l'âge de quinze ans pour moi, un tout petit chouïa de plus pour lui et nous avons encore des choses à nous dire, des choses à rire, des trucs à partager. Bref, nous ne nous ennuyons jamais.

Mais il ronfle. et ça, ça, c'est affreux. Cinquante ans qu'il ronfle. Cinquante ans que j'ai envie de l'étouffer avec l'oreiller.

Cinquante ans aussi que je supporte ses jeux de mots à la " mord la moi " qui m'amusent une fois sur mille ( mais il en fait plusieurs par jour ). 

Cinquante ans qu'il se fait rire tout seul en les faisant. Le divin enfant aussi, j'en supporte donc deux...

Cinquante ans et ma fille me dit que nous sommes comme des ados...

Ce doit être ça l'amour fol...

Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes.

 

 

 

Posté par Sylvie d L à 01:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 janvier 2018

Pousser les murs ?

 

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 Elle ne nous a pas demandé notre avis.

Elle est arrivée avec ses filles, ses valises, les jouets de sa Mademoiselle 2, sa couette, son oreiller, sa fatigue, ses agacements, ses insomnies, ses doutes, ses questionnements existentiels, sa peur de l'avenir et une pointe d'agressivité à toute parole pouvant servir de conseil.

Elle ne nous a pas demandé notre avis. Ni son frère ou ses soeurs quand ils sont revenus, repartis, revenus... Et resté en ce qui concerne son frère.

Fille aînée est revenue trois fois avec ses deux enfants. Fille 2 n'est pas revenue mais elle a " collé  " quand son mari est parti faire un enfant avec une autre...et puis revenu. ( J'aime d'ailleurs beaucoup l'enfant en question que nous avons vu dès ses six mois ).  Fille n° 3 est revenue il y a trois ans avec ses deux enfants. Fils unique deux fois, il est toujours là. Fille Dernière qui est là aujourd'hui revient pour la seconde fois.

Jusque là le timing était parfait : L'un venait de partir quand l'autre arrivait. C'était le top ! Pas d'embouteillage.

Nous avons trois chambres. Habituellement occupées. Une pour le divin enfant, une pour Mari et une pour moi. Sauf que du coup Mari est dans ma chambre...

Horreur ! Malheur ! Il ronfle comme trois Airbus au décollage ! Mayday ! Mayday !

Mari est désolé, certes, mais il n'en ronfle pas moins. Moi qui me réveille dix fois par nuit  en gueulant des insanités pour le fustiger vertement suis épuisée. Et j'ai des machins en mousse enfoncé dans les oreilles !

Et nous sommes six à table tous les jours.

D'ordinnaire, le divin enfant vit sa vie et mange quand il a faim et parfois avec nous. Nous,nous ne mangeons que rarement à heure bien fixe. Là, c'est militaire. Avec l'école qui reprend ce sera monastique : tout le monde consigné dans sa chambre à 21h 30. Amen.

Bon, Fille Dernière cherche un appart. Mais elle n'est pas rodée à la manoeuvre. Elle arrive sans dossier et sans chéquier, et comme de bien entendu, se fait damer le pion. Nous quand on veut déménager, on a tout dans une chemise et le chéquier à la main. On a toujours signé le jour même. Maintenant qu'elle sait comment faire...

Ceci dit, nous profitons des filles pour faire des tournois de Scrabble et nous en profitons tout court. Mais nous en profitions fort bien en les ramenant chez elle tous les mercredis soirs, hein !

Et puis merde ! pourquoi on les aime ces arapèdes ?

***

L'existence, c'est comme ça : tu fais des gosses et tu attends qu'ils s'en aillent. Et puis, quand ils sont partis, tu attends qu'ils reviennent. Frédéric. Dard.

C'est pas vrai !

 

Posté par Sylvie d L à 01:45 - Commentaires [4] - Permalien [#]

01 janvier 2018

Ah ! bravo l'année qui commence !

 

 

Annonce " séparation le jour du réveillon " : Fait.

 

Annonce " je reviens chez mes parents ( nous ) avec les enfants le 2 " : Fait.

 

Mais qu'avons nous fait au bon dieu ?

.

 

 

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24 décembre 2017

Pas joyeux Noël...

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En ce monde qui se " barbarise " chaque jour davantage, 

cette année non plus je ne souhaite pas de " Joyeux noël ".

 

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19 décembre 2017

Ma mère était parfois de bon conseil...

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Ma mère était d'abord, surtout et uniquement femme. Tellement peu mère qu'elle n'a cessé de se débarrasser de moi. Elle m'a déposée à mes 18 mois chez mes grand-mères pour le quotidien et chez mon père pendant les vacances. J'étais une sorte de paquet itinérant et surtout embarrassant. J'étais encombrante.

Je l'ai peu vue jusqu'à mes douze ans, et quand à cet âge là elle m'a " reprise " ça n'a pas fonctionné du tout.

Elle était cependant de bon conseil en ce qui concernait une vie de femme.

Une de mes relations dont le mari est très volage menace d'éventrer sans pitié celle qui émoustille ledit époux de ses charmes incendiaires. En clair : elle va aller voir cette s... et lui foutre la raclée du siècle !

Je devais avoir 13 ans quand une de des amie de ma mère fut hélas cocu(e)... La chose était courante à l'époque, ma mère et ma grand-mère ayant elle-même été les maîtresses d'hommes dûment mariés. Pas Louise mon arrière grand-mère qui fut fidèle mais née en 1872, ceci explique peut-être cela. Son mari en revanche...Bref.

Elle m'expliqua donc la chose suivante : 

Quand un mari trompe sa femme on ne saute pas sur la maîtresse pour la dézinguer.

En effet, le coupable c'est LUI. En effet, le mari est menteur ! Il peut avoir menti à la maîtresse genre " il n'y a plus rien entre ma femme et moi depuis longtemps... ". Elle appelait ça "  le coup de l'incompris ". Le mari se fait passer pour la pauvre victime d'une mégère accomplie, et paf ! il éveille chez sa proie le syndrôme de la mère poule ! Ou de l'infirmière, ou encore le la consolatrice ! Il promet de quitter sa femme ( quand les enfants seront grands, que la maison sera payée... ) raconte des fadaises aussi menteuses que lui et tout ça...

Et elle peut le croire la pauvre ! Et souvent elle y croit dur comme fer !

Et elle peut espérer 20 ans comme ça !

Le dézingage doit, par conséquent s'appliquer au mari. La rouste doit être pour LUI et pour LUI seul.

Non mais c'est vrai quoi...il n'a qu'à dire non le mari ! S'il dit oui, même s'il s'agit d'une tentatrice émérite, c'est LUI le fautif !

En cas de meilleure amie captatrice, alors le rouste est pour les deux.

Je n'ai jamais oublié cette leçon de vie de femme. Jamais....

Mais comment expliquer ça à une femme prête à éviscérer sa rivale ?

 

Posté par Sylvie d L à 11:37 - Commentaires [4] - Permalien [#]

16 décembre 2017

Le Maître du jeu...

Fils Unique du Milieu de Quatre Harpies ( le pôvre ! ) s'est auto proclamé " Responsable de tout ce qui est électrique, mécanique et informatique ". Il monte, démonte, répare, modifie, entretient, remplace, invente tout ce qui appartient à ces domaines dans la maison.

Avant lui nous ne connaissions rien à rien, nous sommes " dépassés " par la technologie, bref, nous sommes des " ieuv ".

Après avoir équipé son père d'une tablette dernier cri, il a entrepris de changer mon matériel informatique. Parce que oui, c'était un broll mon Pc.

Il a tout changé !

Mais il ne s'y est pas pris comme moi.

Non mais je suis bredine hein ! J'allais bêtement chez le marchand qui vend des Pc, je regardais, je m'informais un minimum de sa puissance, de la carte mère et autres broutilles, je payais, et je partais avec...

Bref, un matin, la tour est arrivée. Chic ! On allait pouvoir l'essayer !

Que nenni.

La tour est bien parvenue jusque sur mon bureau. Mais vide. Un trou béant entouré de plastique...

Et le reste est arrivé au petit bonheur la chance sur une dizaine de jours.

Il m'a donc, une fois tout livré, fichue à la porte de ma chambre, et s'est affairé quelques heures avant de m'appeler triomphant.

Depuis ma chambre c'est Las Vegas et la foire du trône réunies.

La tour est transparente et s'allume en bleu électrique.

Le clavier s'illumine en rouge ( c'est mieux, quand on est vieux on voit bien les lettres...)

La souris s'illumine en arc en ciel clignotant, le casque est blanc, les hauts parleurs turquoise...la classe quoi !

Le nec plus ultra ? J'ai un Pc de gamer avec un casque had hoc !

Pour jouer au mahjong, ça va bigrement m'être utile !

 

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07 décembre 2017

Et puis Chopin aussi....

Je n'ai jamais été fan de Johnny. Mais alors pas du tout, du tout. Ensuite l'époque " yéyé " me semble tellement loin que j'ai l'impression de ne l'avoir pas vécue. Est-ce la faute de mon oncle ( neuf ans de plus que moi ) qui n'écoutait que du rock venu tout droit des USA ? Possible...

Ensuite, vers mes 13 ans, j'ai viré Stones tout net. Et Dylan. Et puis aussi Chopin. Par Rubinstein exclusivement. Et aussi par ma grand-mère.

D'ailleurs, Mari est Beatles, ce qui, depuis 50 ans, nous réserve encore quelques passes d'armes meurtrières !

Personne ne parle plus de ce pauvre d'Ormesson, autrement intéressant qu'icelui cité plus haut, mais bon...

Je comprends qu'on puisse aimer Johnny, mais aller pleurer devant chez lui... Quand même ! Les gens n'ont pas de vie ? 

Et la récupération politique de Madame la Dame du président qui va pleurer sur la dépouille encore un peu tiède de l'idole avec " Latatia " ? Le faire bon. Mais le dire ?

Je trouve tout cela terriblement impudique. Cet étalage médiatique me choque. Il paraît même que le journal télévisé du jour n'a parlé que de ça et de rien d'autre !

Mari m'a dit qu'à la télé régionale il a entendu un fan, grand philosophe devant l'éternel, déclarer sans rire :

- Ma préférée, c'est " Envie d'avoir envie ". Parce qu'il y a les textes ! L'envie d'avoir envie...ça va loin ça !

Pauvre Jean...

Ps : On ne tape pas sur la tête !

 

Posté par Sylvie d L à 00:54 - Commentaires [10] - Permalien [#]

01 décembre 2017

Une journée ordinaire....

Fille Dernière arrive en trombe dans le salon :

- " Je vous apporte des sous !!!!

Nous les yeux comme des pleines lunes :

- Ah ?

- Oui ! On vous rends les sous que vous nous avez prêté ! F. a vendu un des terrains dans les Yvelines ! Envoyez lui un texto pour le remercier... Bon je file !

Et elle repart comme une tornade.

Fils unique préféré sidéré :

- Si je comprends bien...C'est vous qui prêtez de l'argent, ils vous les doivent depuis des lustres, et c'est vous qui les remerciez ? "

Oui, il a tout bien compris !

*

Coup de fil de fille aînée la parisienne :

-" Allô maman ?

- Ouiiiiiiii....

- Je viens de faire un trou dans mon mur pour récupérer mon chat. Je ne sais pas comment il a pu se retrouver entre le mur et le placo... Il a du tomber par la cheminée condamnée...Bref j'ai mis une armoire devant le trou parce qu'on ne voit que ça dans la salle à manger !

- Il est gros le trou ?

- Gros comme un chat ! "

*

Melle J. 7 ans :

- C'est qui cette dame toute orange avec une perruque jaune ?

- Brigitte Macron.

- La présidente ????

- Non : la femme du président. 

- Elle aurait du garder son nom de jeunne fille comme toi...

- C'est Trogneux.

- Alors c'est foutu ! "

Posté par Sylvie d L à 01:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]