Sauve qui Veut

02 mai 2017

Un petit regret qui dure...

J'avais 12 ans et il devait en avoir 13. Il vivait dans la vieille ville de la station thermale dans laquelle nous avons grandi. La vieille ville était le quartier des pauvres, des ouvriers et des petits employés saisonniers. Des femmes, surtout. C'était aussi le quartier des réfugiés espagnols de la Retirada en 36 sous Franco.

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Moi, j'étais du bon côté de la ville. Sur les Allées. Et mes grands-parents étaient des notables.Tout aurait pu nous séparer mais comme il n'y avait aucun interdit chez moi, ni de classe ni d'autres choses, nous discutions quelquefois. Et nous étions d'accord. Parce que même jeune, même encore presque enfant, on peut discuter politique.

Il était roux comme un soleil couchant et ses yeux bleus pétillaient quand il s'enthousiasmait.... J'étais d'un roux plus sombre et je n'étais pas toujours aussi enthousiaste que lui. Il idolâtrait Staline, moi pas. Mais pour le reste tout roulait. Marx était notre référence.

Et puis un jour, il a osé. Il m'a demandé de venir aux jeunesses communistes.

Et c'est moi qui ai manqué d'audace. Je n'ai pas osé affronter la ville, changer de caste, l'annoncer à mes grand-mères... Et je ne parle pas de mon père qui était Gaulliste convaincu !

Je lui ai dit non. Il a compris mais on ne s'est plus parlé.

J'ai gardé, de cette petite lâcheté un petit regret qui me pince le coeur chaque fois que j'y pense...

Posté par Sylvie d L à 18:10 - Permalien [#]


28 avril 2017

Melle J.

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La réprobation suppliante...

 

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Posté par Sylvie d L à 04:19 - - Permalien [#]

26 avril 2017

Les masques du fascisme...

Mon fils a été pris de stupeur, hier soir, quand je lui ai dit que je ne me déplacerai pas pour voter.

Voter FN est une idée qui ne m'effleure même pas, bien sûr. Pour tout ce qu'on en voit, et surtout pour ce que ce parti cache habilement derrière la défense des " pauvres gens ". Hitler a fait la même campagne en 33 et ça a très bien fonctionné. Hitler avait Goebbels Marine a Jalk... Bis repetita. Dont acte.

Voter Macron est tolérer et plébisciter une autre forme de facisme. Un fascisme masqué mais tout aussi violent et destructeur. L'ultra libéralisme n'a jamais été, que je sache, un recours possible pour le peuple... Si la finance avait un intérêt quelconque pour les ouvriers autre que la productivité, depuis l'industrialisation nous le saurions !

"Le fascisme, c’est le mépris. Inversement, toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme."
Albert Camus - 1913-1960 - L'Homme Révolté - 1951

"La dernière ressource de la bourgeoisie est le fascisme, qui remplace les critères historiques et sociaux par des normes biologiques et zoologiques de façon à se libérer de toute restriction dans la lutte pour la propriété capitaliste."
Léon Trotski - 1879-1940 - Leur morale et la nôtre, page 122.

Je ne peux voter ni l'un ni pour l'autre et j'assume de ne pas vouloir être, quelle que soit la couleur de l'idéologie, l'instrument de l'asservissement programmé de mes descendants. Juste une histoire de conscience.

Posté par Sylvie d L à 16:54 - - Permalien [#]

21 avril 2017

Libéréeeeeeee...délivréeeeeeee !!!

 

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Depuis six mois nous avons pris des décisions. J'adore prendre des décisions drastiques. Ca me donne une énergie incroyable.

L'une d'elle est de déménager. Oui. Encore ! Ce sera la 27 ième fois. Soyons sérieux, ce coup ci j'ai tenu presque six ans où nous sommes. Mon maximum.

Nous avons gardé beaucoup d'enfants depuis 10 ans...nous sommes restés là pour ça... Nous voulons bien nous en occuper mais plus 15 heures par jour 7 jours sur 7. Parce qu'à 66 ans, des enfants de 5h 1/2 du matin à 10 h le soir... c'est " juste plus possible ".

De surcroît, il y a eu rébellion des autres enfants qui trouvent que cette situation nous coupe des leurs parce qu'ils n'osent plus nous déranger tant nous sommes épuisés.

Fille dernière, qui est le comandant de gendarmerie de sa fratrie, a mis bon ordre à tout ça et c'est tant mieux. Nous, nous n'osions pas...

L'idée d'aller folâtrer ailleurs me ravit. Chercher une maison, découvrir un jardin, imaginer les meubles à leur place, la couleur des murs ( blancs toujours ) m'excite au plus haut point. Dans trois ans l'endroit me lassera, je le sais, et je penserai encore à partir.

On ne refait pas...

 

 

 

Posté par Sylvie d L à 01:22 - Permalien [#]

15 avril 2017

Et il se passa bien des évènements...

C'est long six mois...

Bon... Je ne vous parlerai pas de l'indigente, pitoyable, lamentable, calamiteuse et minable campagne présidentielle. Non.

Non mais quand même...il y a de quoi y perdre son latin là... Que ce soit Emmanuel fillon, François Macron ou Jean-Marie Marine c'est du pareil au même déguisé selon les intérêts du candidat...

Il y en a un qui va vite, mine de rien, acheter trois costumes chez Kiabi et qui les rend pour des Arni...Haaannnnn ! l'escroc !

L'autre qui est d'accord avec tellement tout le monde qu'il en est dérangé tellement que tout le monde veut être avec lui même ceux dont il ne veut pas... Haaaannnnn ! il a les dents tellement longues qu'on va l'appeler Nosfératu...

Enfin bon...ça nous change des petites phrases assassines réchauffées sur les juifs et les rafles, à force elles font un four...

En tous cas, cette fois ci, j'ai une carte d'identité toute neuve, j'ai ma carte d'électeur, et je sais pour qui je ne vais pas voter.

Au second tour, sauf miracle, je vote blanc.

Voilà...

Posté par Sylvie d L à 01:55 - Permalien [#]

18 octobre 2016

Pas le temps...

J'ai blogué quinze ans.

A l'époque je vivais seule avec Mari à Marseille. C'était nouveau, j'avais des tas de choses à dire, à écrire, à dénoncer, bref, je bouillonnais devant mon clavier. J'avais tout mon temps.

Puis le temps a passé, les enfants nous ont rejoints et comme c'est bien pratique, nous ont collé leurs enfants à garder très tôt le matin et jusque tard le soir. On en garde régulièrement quatre y compris les week end.

Moins de choses à dire, l'impression de me répéter en rond et le manque de temps font que je crois plus sage d'abandonner le " blogage ".

J'ai lu des choses merveilleuses sur le web, des choses amusantes ou touchantes, des choses graves aussi. Des maladies, des morts.

J'ai perdu des amies de blog auxquelles je pense encore des années après... Y a t-il internet là où elles sont ?

Je vous dis donc au revoir ( pas adieu...on ne sait jamais...).

Prenez soin de vous et des autres aussi.

Posté par Sylvie d L à 00:58 - Permalien [#]