Sauve qui Veut

28 août 2016

A poil ! Tout le monde à poil ! disait la chanson... ( ou pas )

Ah ! Le burkini ! dont ma fille dernière préfère la version burkunu, mais bon, c'est une réaction à la fois lapidaire et primaire.

Il m'arrive d'oser penser que nous vivons tous dans une cour d'école maternelle dont les " tenanciers " sont pour le moins dilettantes, fantaisistes, dotés d'un Qi de 30 tous neurones connectés, incompétents, et je vais m'arrêter là sous peine de décliner le dico des " in  quelque chose".

Je m'essplique, Roger, je m'essplique :

Si on veut foutre le dawa on le fait intelligemment. On ne saute pas à pieds joints sur trois bouts de tissu ( ou quatre ou cinq ) qu'une dame porte à la plage ou à la piscine, de façon purement réactionelle et électoraliste. En règle générale, ce genre de réaction se retourne contre celui qui n'a pas bien réfléchi à ce qu'il convenait de dire et de faire.

Je précise Raymond, je précise :

Moi, par exemple, à 65 ans et cinq enfants pondus, tu vois, je n'ai pas envie, quand je vais à la mer ( j'aime pas la piscine ) d'exposer ma décrépitude. C'est mon choix et le respect que je me dois de ne pas attirer la moue dégoûtée de jeunes sirènes justes pubères  en mal de féminité exacerbée et revendicatrice du genre " je suis jeune et le serai éternellement, beurk la mamie ! ".

Je risque donc, dans mon paréo bariolé de fleurs presque tahitiennes, de m'attirer les foudres de la police municipale, laquelle m'obligerait, en vertu de la décision imbécile d'un édile, à exhiber les marques du temps, mes bourrelets, mes vergétures, ma cellulite, ma honte et ma gêne.

De quel droit, qui que ce soit peut me dire comment je dois être vêtue sur une plage tant que je n'offense personne par mon indécence et mon comportement ?

Voilà comment, d'une hystérie collective et d'une décision dictatoriale on prive la pauvre citoyenne que je suis de ses droits les plus élémentaires ou comment nos dirigeants soi-disant intelligents et rodés au pouvoir sont tombés dans un piège pourtant grossier.

Alors bon...

J'ai milité, en son temps, pour l'avortement alors que pour moi je suis contre.

Je n'ai jamais eu de réaction quelconque face à une femme topless alors que ça me choque.

Mais bordel qu'on nous lâche le soutif, on vous mesure le slip nous ? On sort comme on veut ! Merde !

Et si moi je veux me vêtir comme il me plaît à la mer ou ailleurs qu'on les laisse choisir aussi !

Elles font de la provoc ? Elles sont manipulées ? Et alors ? C'est leur problème.

Je ne suis pas manipulée par la société et le regard des autres avec mon paréo  " cache misère de l'âge  " moi, hein ?

Parce que tu vois Roger, de réaction en contre réaction...on peut aller loin. Trop loin.

 

Posté par Sylvie d L à 13:06 - Commentaires [9] - Permalien [#]


10 février 2016

Les poupées de Sylvie...

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L'agitation du monde me donne des envies d'évasion. N'ayant pas les moyens de fuir du côté des fjords norvégiens ( je ne rêve jamais de  chaleur tropicale, passé 18° je meurs ) j'onirise ( et ça existe ça ? ) à ma façon en crochetant des poupées et nounours pour mes petits enfants. Ca m'occupe les mains et la tête ( avec l'accent circonphlêxe...flexe pardon ).

D'ailleurs, je les propose pour le prochain jeu de chaise musicale. Remaniement ministériel, excusez moi. Je verrais bien Nounours à la défense, il est aux couleurs de la paix et de la douceur.

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Je propose également de fournir l'assemblée nationale afin de garnir les bancs les jours de votes essentiels. Le peuple, rôdé ( avec l'accent etc...) à leurs tours d'illusionisme n'y verra que couic ( ou Quick pour les anti mc Do ! ). Et je promets solennellement de ne pas leur crocheter un bonnet rouge.

Bon...En attendant l'instauration de la prochaine dictature, je retourne à mon crochet...

Et vous, ça va comment ?

 

Posté par Sylvie d L à 11:24 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

06 janvier 2016

La Comtesse aux livres...

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J'avais douze ans et ma mère avait une amie. Elégante, érudite, baroque, non conformiste, extravagante parfois, elle a été pour moi d'une importance capitale en littérature.

Il lui arrivait, quand je lui rendais visite ( souvent ! ) qu'elle me tienne en haleine une après-midi toute entière à me parler de Sartre, de Monterlant ou de Giraudoux sans que le temps me pèse une seule seconde. Une fois la leçon faite, elle me collait le livre et nous en reparlions la fois suivante.

Je me souviens d'une après-midi Sartre/Giraudoux. D'un côté " Les mouches " et de l'autre, bien sûr " La guerre de Troie n'aura pas lieu ". Je me souviens de Camus reprenant l'idée d'infection de Sartre plus tard dans " La peste ".

Je lui dois aussi beaucoup sur le sens des nuances, la valeur des mots et des sentiments.

- " Les gens mélangent tout, disait elle. La plupart disent " Ah! je l'aime ! " mais c'est souvent faux ! Il faut faire un distingo entre " Il me plaît, j'en suis amoureuse et je l'aime " ! Tu vois, au début un garçon te plaît, tu aimerais aller plus loin, flirter, le connaître mieux... parfois, en le connaissant mieux, justement, il ne te plaît plus du tout ! Imagine maintenant qu'il te plaise encore après quelques mois... là, tu peux dire que tu en es amoureuse... Et si l'histoire continue, quinze après, une fois l'enthousiasme des débuts émoussé, une fois que les vicissitudes de la vie ont fait leur oeuvre, qu'il y a eu des hauts et des bas, des chagrins et parfois des drames, si la relation n'est pas remise en cause, là, on peut parler d'amour. L'amour se construit au fil du temps et des épreuves. On aime pas en trois semaines ! Dire je t'aime est quelque chose de sérieux.

Veuve d'un magistrat, elle disait aussi :

- Mon mari, c'était du sérieux. Quand je l'ai perdu, j'ai pris des amants pour la bonne humeur !

Elle fut, pour la petite fille que j'étais, une mane intellectuelle sublime, une manière de voir la vie particulière, à la fois lucide et décalée. 

Ce matin j'ai pensé à elle...

Voilà.

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02 janvier 2016

C'est qui ?

 

- Toc Toc toc !

- C'est qui ?

- Lapinou !

- Lapinou qui ?

- Lapinou Year ! 

...que je vous souhaite comme vous l'esperez et tout ça....

.

  

Posté par Sylvie d L à 12:19 - Commentaires [5] - Permalien [#]

25 décembre 2015

Joyeux noyelle !

Joyeux noyelle

à toutes

à tous

à vous

à nous

et à tous les autres

Prenez soinde vous et prenez soin les uns des autres...

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Posté par Sylvie d L à 15:19 - Commentaires [4] - Permalien [#]


21 décembre 2015

Dernieres nouvelles du front...

Blessure de guerre :

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Fille Quatre, infirmière de son état dans une maison de retraite, a fait un grand écart sans échauffement ni préparation dans une flaque de pipi généreusement, mais sournoisement, étalée par une mamie espiègle juste à un endroit stratégiquement placée dans la pénombre. Deux mois d'arrête de travail, ligaments croisés en folie, et jambe en l'air depuis.

Tu imagines qui s'occupe des enfants ?

 

 

Branle bas de combat :

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Fille Dernière a ouvert son institut d'ongles et nail'art en novembre. On craignait un peu le désert " clientélesque " vu la crise et le nombre de pratiquantes au noir ou non... Force est de constater que ladite crise ne décourage pas les belles et jeunes filles et femmes d'être à leur avantage. Elle n'a que des compliments dithyrambiques en commentaires sur son site et le bouche à oreille fonctionne bien. Ma fille est une artiste.

Tu imagines qui s'occupe des enfants ?

Armistice impossible :

 

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Fils Unique et préféré est reparti à Paris pour tenter une proposition de paix à l'ennemi. Si au début l'espoir d'un rapprochement semblait se faire jour, il semble aujourd'hui que la nuit noire soit retombée sur le champ de bataille. Raté. Il va donc revenir...

Il n'a pas d'enfants, youpi !

 

Stratégie et préparation militaire :

 

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Fille Deuxième, encombrée de quatre enfants à elle et d'un supplémentaire généreusement offert ailleurs par son mari lors de leur brêve séparation il y a 15 ans ( il est adorable ce gamin ! ) a un emploi du temps minuté. En effet, les enfants, sportifs accomplis, se déplacent partout en France pour leurs compétitions. Pas au mêmes endroits ! Et le petit de trois ans ne fait pas encore de sport lui...

Tu devines qui s'occupe du petit quand les parents s'en vont ?

NOUS

 

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Posté par Sylvie d L à 12:24 - Commentaires [9] - Permalien [#]

30 septembre 2015

Encore eut il fallu...

mais ça a seulement failli...

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Aaaahhhh ! La rentrée, donc, devait être plus calme... Sauf que non. Pas du tout même ! La rentrée a tout été sauf le retour au calme.

D'abord, cette maudite rentrée est synonyme de partage exacerbé de bactéries, de microbes et de virus en tous genres. Ces sales bestioles adorent les enfants, qui adorent leurs parents, qui eux mêmes aiment beaucoup que leurs parents à eux gardent les enfants en question.

Là, c'est carrément la fête à Neuneu des bacilles & Co !

Je vous explique et n'oubliez pas que : Six parents et sept petits enfants sont concernés  et que nous, ben...on est que deux.

1) Le vilain microbe saute sur la chair fraîche que l'école, sur leur ordre, rassemble tous les ans à la même époque.

2) L'enfant est malade. Gastro.

3) L'enfant ne va pas à l'école. Papi/mamie les gardent.

4) L'enfant repart à l'école.

5) Papi/mamie ont la gastro.

6) Les parents tombent malades. Papi/mamie mènent et vont chercher les enfants à l'école et les gardent le mercredi/samedi/dimanche.

7) Les parents repartent travailler.

8) On recommence le même scénario avec l'angine.

9) Et enfin avec la bronchite

Ca va ? Vous avez suivi ? Bref, ça nous a pris tout le mois.

J'oubliais que fille Quatre ne passe son permis que fin octobre et que Mari continue donc à la convoyer au travail.

Et que le 18 octobre Fille Aînée débarque avec son fils et son nouveau copain pour les vacances scolaires.

Le repos n'est pas pour demain.

Sinon ça va. Et vous ?

 

Posté par Sylvie d L à 19:31 - Commentaires [4] - Permalien [#]

10 septembre 2015

La dignité n'est plus ce qu'elle était...

Ajout quelques heures après parution...

Nota bene

A ceux ou celles qui m'envoient des MP : Non, je ne vis pas chez les bisounours et oui, je connais la situation économique et sociale. Je connais aussi les manipulations voulues par le libre échange qui mènent aujourd'hui à ce que nous vivons MAIS maintenant que les réfugiés sont jetés  sur la mer et les routes par milliers on en fait quoi ? Mieux vaut les accueillir et gérer la situation que risquer des hordes d'affamés en colère et sans pitié parce que désespérées. Oui, il y a des risques divers et variés à cet exode massif. Oui. Mais il y aussi et surtout des familles sur les routes fuyant une situation que l'occident à sciemment  mise en place.

Une question : Vous avez voté qui et quoi jusque là  ? Parce que cette situation qu'on nous impose et que l'Europe ( à la botte des financiers, des USA... ) vous a introduit sans vaseline en cachant soigneusement tout ce que les politiques nous préparaient, vous lui devez !

...

4 avril 1984.

Hier, soirée au ciné.

Rien que des films de guerre. Un très bon film montrait un navire plein de réfugiés, bombardé quelque part dans la Méditerranée. Auditoire très amusé par les tentatives d’un gros homme gras qui essayait d’échapper en nageant à la poursuite d’un hélicoptère. On le voyait d’abord se vautrer dans l’eau comme un marsouin.

Puis on l’apercevait à travers le viseur du canon de l’hélicoptère. Il était ensuite criblé de trous et la mer devenait rose autour de lui. Puis il sombrait aussi brusquement que si les trous avaient laissé pénétrer l’eau. Le public riait à gorge déployée quand il s’enfonça.

On vit ensuite un canot de sauvetage plein d’enfants que survolait un hélicoptère. Une femme d’âge moyen, qui était peut-être une Juive, était assise à l’avant, un garçon d’environ trois ans dans les bras, petit garçon criait de frayeur et se cachait la tête entre les seins de sa mère comme s’il essayait de se terrer en elle et la femme l’entourait de ses bras et le réconfortait alors qu’elle était elle-même verte de frayeur, elle le recouvrait autant que possible comme si elle croyait que ses bras pourraient écarter de lui les balles, ensuite l’hélicoptère lâcha sur eux une bombe de vingt kilos qui éclata avec un éclair terrifiant et le bateau vola en éclats.

Il y eut ensuite l’étonnante projection d’un bras d’enfant montant droit dans l’air, un hélicoptère muni d’une caméra a dû le suivre et il y eut des applaudissements nourris venant des fauteuils mais une femme qui se trouvait au poulailler s’est mise brusquement à faire du bruit en frappant du pied et en criant on ne doit pas montrer cela pas devant les petits on ne doit pas ce n’est pas bien pas devant les enfants ce n’est pas jusqu’à ce que la police la saisisse et la mette à la porte je ne pense pas qu’il lui soit arrivé quoi que ce soit personne ne s’occupe de ce que disent les prolétaires les typiques réactions prolétaires jamais on -

Winston s’arrêta d’écrire... G.Orwell. 1984.

Je me souviens de l'effroi que j'ai eu, à 15 ans, à la lecture de 1984, et particulièrement à la lecture de ce paragraphe.

Je me souviens très bien aussi m'être dit que tout pouvait recommencer, que c'était possible, que c'était même probable, que l'humain était capable de tout et que c'était seulement une question d'opportunité.

Nous n'en sommes pas loin. Les commentaires de certains forums appuient, hélas, ma réflexion. Certains croche pieds prouvent que le sadisme et la haine sont toujours à l'honneur.

L'homme a perdu le sien.

La dignité n'est plus ce qu'elle était.

J'ai mal et j'ai honte de voir les congénères de mon espèce se vautrer dans la réaction primaire comme des rats dans le trop plein d'un égout puant.

Voilà c'est dit.

Ps : Je lis vos commentaires mais l'été a été trés chargé et la rentrée ne l'est pas moins. Je lis aussi vos blogs mais le temps me manque pour commenter. Tout ira mieux la semaine prochaine !

 

Posté par Sylvie d L à 12:38 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

20 août 2015

La belle histoire...

Nous habitions Aix en Provence, j'y suis née, et Fille Dernière allait à l'école primaire en Cm2. Avec J. ça a collé tout de suite. La famille de J. était un peu spéciale : mère divorcée, trois enfants, alcoolique traînant dans les bars jusqu'à pas d'heure... Une famille chaos. D. la maman, trimballait un mal être palpable, une mélancolie noyée dans d'innombrables verres d'alcool, qu'elle divertissait de scènes dantesques avec son ami S., homme d'une patience infinie mais dépassé par l'ampleur du problème. Chacun son kit de survie.

Elle aimait ses enfants. Elle les aimait vraiment. Mais la vie était trop lourde pour elle.

Donc, Fille Dernière et J. étaient inséparables. J. venait dormir à la maison et Fille allait dormir chez J. au milieu du chaos et des scènes. C'était la première fois que J. osait inviter une copine chez elle.

Est-ce que j'ai laissé faire ? Oui. Est-ce que je me suis fait du souci ? Oh oui ! M'est-il venu à l'idée d'y mettre un terme ? Jamais.

Quand nous avons déménagé à Marseille elles se sont moins vues mais ont gardé le contact. Vers leurs seize ans elles se sont revues plus souvent.

Puis nous sommes partis à Toulouse. Elles se sont téléphonées. Un soir le téléphone a sonné, J. nous apprenait que sa maman était morte. Elle avait 44 ans. Elle laissait derrière elle J. sa soeur, et son petit frère.

S. séparé pourtant de la maman depuis quelques années a pris le relais sans se poser de questions. Les enfants se sont installés chez lui et ont fini de grandir. Ils ont très bien grandi, ils ont chacun un commerce à Aix.

Elles sont mariées et se sont un peu perdues de vue. Fille Dernière a eu deux filles et J. deux garçons.

La semaine dernière, elles ont décidé de se revoir. Elles se sont retrouvées comme si elles s'étaient vues hier et qu'elles allaient se revoir le lendemain. La soeur de J. s'est précipitée, le frère aussi.

C'est une sororité indestructible.

J. a dit une chose importante à Fille Dernière . Elle a expliqué qu'elle ne s'était jamais sentie jugée, ni elle ni sa famille, et que c'était la première fois que ça arrivait.

J'ai pas trop mal élevé mes enfants...

Les voilà aujourd'hui avec leurs enfants devant la porte où nous habitions. 

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Ma fille à Gauche, J. à droite...

Trente ans après...

Posté par Sylvie d L à 12:13 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

26 juillet 2015

Ma belle-mère est morte...

 

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Quatre vingt quinze ans de messes, de vêpres, de mois de Marie, et trente cinq ans sacristine. Bedeau quoi. 

Elle adorait les enterrements, les visites aux malades, Jésus, les curés ( les noirs pas trop quand même...), les enfants de choeur, les religieuses, les kermesses catholiques et faisait de l'église de son quartier un bien personnel où elle faisait régner sa loi.

L'humilité du don de soi n'était pas son truc à la belle-mère. Elle a bien fait savoir qu'elle avait reçu la médaille diocésaine pour bons et loyaux services.

Elle cousait les aubes des prêtres, réparait les chasubles, les repassait.

La photo de Jean-Paul II était même affichée sur la porte ses WC. A l'intérieur. Je vous laisse imaginer...

De bénitier en autel immaculé, de prières en agenouillements, de coups de balai sacrificiels en messes chantées, elle a oublié le reste. Le reste, tout ce qui n'était pas elle et susceptible de la flatter, c'est à dire ses enfants, ses petits enfants et arrières petits enfants ne comptaient pas. Une parfaite indifférence.

Elle est morte vendredi matin.

Quatre vingt quinze ans de méchanceté, d'égoïsme forcené, de mère abusive, de jugements féroces de tout ce qui n'était pas son monde.

Pas un coup de fil à son fils en 40 ans. Ni à ses petits enfants. Rien. Le vide absolu.

Je n'irai pas à son enterrement. Fille dernière, qui accompagne son père pour le relayer sur les 1850 km de conduite  aller-retour en 48 heures n'ira pas non plus.

Elle qui avec son frère et ses soeurs se plaignait de nos sorties familiales qui allaient de librairies en musées, ira au musée Lorrain dont elle garde, depuis ses six ans, un souvenir émerveillé.

Mes autres enfants ne se déplaceront pas du tout.

Voilà qui va faire jaser les grenouilles de bénitier de la belle-famille...

On s'en fout.

Et si en plus, là-haut y'a personne...

Posté par Sylvie d L à 20:23 - - Commentaires [16] - Permalien [#]