Sauve qui Veut

20 avril 2018

Si vous débutez en Russe / Если вы начинаете на русском языке

Si, par hasard, vous souhaitez commencer à apprendre le Russe, ce que je fais depuis trois semaines toute seule, quelques conseils pour ne pas se vautrer lamentablement ou se décourager dès le départ, ce qui serait fort dommage.

Surtout, apprenez par coeur l'alphabet cyrillique Pas uniquement les lettres mais les prononciations. Toutes les prononciations. Toutes les règles . Jusqu'à ce que ce soit fluide voire automatique.

Apprenez aussi la ponctuation.

Sans ce B.A BA, point de salut.

Une fois fait, apprenez les lettres de l'alphabet cyrillique manuscrites et entraînez vous à les écrire. Elles diffèrent souvent de l'alphabet majuscule. Jusqu'à ce que cela coule de source.

Attention aux accents ! Ils sont essentiels !

Une fois fait, et seulement à ce moment là, entraînez vous à lire des mots en Russe. Vous ne savez pas encore ce qu'ils veulent dire ? On s'en fout, on lit et on saura plus tard !

Ensuite, soit vous cherchez un site pour progresser, soit vous faites comme moi, au pif...

Pour moi dans l'ordre pour le moment :

- Les chiffres ( fait pour moi )

- Le pluriel ( fait pour moi )

- Les déclinaisons ( fait pour moi )

- 2 leçons de grammaire par semaine ( fait pour moi )

- Les pronoms personnels ( fait pour moi )

- les pronoms démonstratifs ( fait pour moi )

- Les règles d'orthographe ( en cours )

Laissez tomber les phrases toutes faites genre " Comment aller au restaurant à Moscou ", ( aucun intérêt au début ), tant que vous n'aurez pas certaines notions de ce qui est énoncé plus haut. 

Quand vous aurez ces notions, commencez le vocabulaire.

Enfin attaquez les verbes et faites des phrases simples.

Pour moi ça marche...

Voilà. Si cela peut servir à quelqu'un....

 

Posté par Sylvie d L à 01:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]


13 avril 2018

Le temps passe et passe temps et gare de triage...

L'hiver est long, pénible pour des tas de raisons mais je ne me plains pas : ce pourrait être pire...

Encore que: n'est pas vraiment pas "confortable" de faire pâques le dimanche midi chez notre gendre et le soir chez son ex femme, notre fille. Nous avons eu, à ce sujet une affreuse crise de jalousie de ladite fille, arguant que nous sommes SES parents et pas les siens...et "patins et couffins"... Comme nous aimons vraiment et sincèrement notre gendre, nous n'avons pas cédé. Et comme c'est réciproque, lui non plus.

Depuis, la drôlesse n'échange que le minimum avec lui par texto, et l'échange d'enfants se fait chez nous en heures décalées. Désolant.

Bref, j'avais besoin de me changer les idées. Besoin surtout d'occuper mon esprit... J'ai une nette tendance, sinon, à ruminer. Quand je rumine la pression monte et la marmite explose, comme ça, sans prévenir. Donc non.

J'ai trouvé un truc super pour m'évader. Un truc qui me prends bien le chou : J'apprends le Russe.

Pourquoi le Russe ? Parce que je me débrouille fort bien avec les langues romanes (occitan compris), et que je suis allergique à l'Allemand. Mon scolaire Anglais me suffit, il me restait le Russe.

Bon, en une semaine j'ai "enquillé" l'alphabet, la prononciation des lettres, les déclinaisons et quelques règles de grammaire.

Les ennuis vont très bientôt commencer...

Et vous ? Comment évitez vous d'exploser ?

Posté par Sylvie d L à 02:15 - Commentaires [5] - Permalien [#]

26 janvier 2018

Cinquante six ans après...

Fille aînée de Fille n° 5, 14 ans, 18 de moyenne générale, entre au lycée en seconde l'année prochaine.

 

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Rien que de très banal me direz vous, sauf qu'elle a choisi Sainte Marie de Nevers. Je connais bien Sainte Marie, et Fille n° 2 également. Les quatre autres de mes enfants s'étant égayé à leur gré à Emilie de Rodat. Je leur ai toujours laissé le choix.

Ah ! Sainte Marie de Nevers, quel bonheur pour une rebelle comme moi ! Un terrain de jeu inégalable ! J'ai adoré !

J'y ai fait les 400 coups ( et je suis modeste ) et j'ai été collée absolument tous les jeudis, les samedis et les dimanches pendant des années. Puis ma mère a trouvé que cet état de fait récurent l'empêchant de profiter de ses week end à Luchon devait cesser et elle est allée trouver " ma très Chère Mère ", supérieure et directrice, et seul le jeudi est resté.  

N'empêche...il est passé cinquante six ans entre sa rentrée et la mienne....

 

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(je ne suis pas sur la photo )

Aujourd'hui, Sainte Marie ne ressemble plus à ça et ce doit être beaucoup moins drôle...

Qui ferait un scandale d'un soutif en vichy accroché à la vierge de la cour ? D'un sandwich dans la main de celle de la chappelle ? Des Beatles joués sur l'harmonium de la même chapelle ?

Le directeur aujourd'hui fait la chasse au shit et à la beuh, alors...

Mais elle pensera à moi quand elle ira dans le cloître ( qui était interdit ! ) et dans cette foutue chapelle dont j'ai briqué chaque recoin des dimanches entiers. 

Et que sont devenues les quatre autres filles régulièrement collées avec qui nous formions " le club des Infernales " ? 

Cinquante six ans...

 

 

 

 

Posté par Sylvie d L à 12:22 - Commentaires [6] - Permalien [#]

14 janvier 2018

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière...

Onze heures, nous nous regardons Mari et moi. Un sel regard suffit et hop ! c'est dit !

En choeur :

- On va faire des courses !

En fait, vous vous occupez du repas, des enfants, de la vaisselle et de vous débrouiller toute la journée ! Non, nous n'avons pas l'intentiontion de revenir avant...très tard ! 

Bouche bée les gremlins !

Nous aurions pu aller au restaurant mais non. Nous avons fait comme avant, comme il y a très longtemps, quand nous étions très jeunes.

D'abord passer chez le boulanger et prendre deux chocolatines et quatre croissants au beurre ( bah oui, quand nous étions très jeunes, nous étions très pauvres ). Filer vers le château que nous admirons tant, se garer sur le parking vide et manger en discutant la bouche pleine. Oui, je sais, ça colle des miettes partout dans la voiture, sur les vêtements, et même qu'il peut en rester collé sur les joues, mais on aime. D'accord, après il faut sortir de la voiture, tout secouer, se regarder dans le rétro et tout ça, mais bon...

Une fois fait nous avons eu envie d'un café. Nous sommes donc allés au seul troquet du village. Un café de village qui n'a pas changé d'un poil depuis 100 ans. Même mobilier, même salle et arrière salle, et tu changes les habits des affalés du comptoir et tu y es. Cette fois ci, il y avait une dame style années 40. Une dame d'un certain âge, teinte en noir corbeau, maquillage de voiture empruntée définitivement, rouge à lèvres débordant de bouche mince, et veste en léopard d'un réel bon mauvais goût sur une jupe fushia...

J'aurais bien fait un flipper mais il n'y en a plus.

Ensuite nous sommes allés au lac. Pas un chat, le top ! Comme il n'y avait aucune oreille traînante dans le coin, on a un peu dézingué nos enfants. Après tout, ils se gênent eux, quand nos oreilles ne traînent pas ?

Sur le coup de quatre heures, quand même, nous avons traîné dans quelques vieilles boutiques campagnardes. J'ai trouvé un magnifique drap plat immense et blanc, comme j'aime ( je ne suis pas couette ) pour 7 euros, j'étais ravie !

Puis nous sommes rentrés.

Et vous savez quoi ? On a trouvé la vaisselle dans l'évier.

On a failli repartir.

 

Posté par Sylvie d L à 08:00 - Commentaires [5] - Permalien [#]

13 janvier 2018

Quand la bête rôde...

Pas celle du Gevaudan mais pas mieux.

Je connais Copine depuis depuis vingt ans. C'est ma principale et seule amie. On peut avoir des collègues sympas, des relations agréables, de bonnes copines mais une seule amie.

Je lui avais dit au début de notre amitié que je la trouvais " un peu bipolaire ". Un type II modéré mais typique. Elle en souriait...moi beaucoup moins qui était - et suis encore - obligée de la " tasser " en crise maniaque et la " remonter " en phase dépressive. 

 Durant ces longues années, aller consulter un psy a été écarté un peu comme aller voir un exorciste. Fin de non recevoir. Quand elle sentait que ça déraillait elle m'appellait et voilà, ça lui suffisait.

Je craignais la ménopause souvent facteur d'amplification du trouble. Pas de bol, c'est le cas.

A cela s'ajoute son licenciement, le retour de sa fille de 30 ans, égoïste, bordélique et dominatrice, et l'épaule qu'elle s'est cassée en juin dernier.

Grosse phase maniaque à Noël 2016 : départ précipité et euphorique à Paris chez sa mère chez qui elle a tout retourné et nettoyé jusqu'au dernier grain de poussière 12 heures par jour pendant deux mois ( elle a un T2 de 30m2 ! ), et pas que. Je ne parle même pas des dépenses mal venues dans sa situation... Ses indemnités de licenciement ont duré un mois et sont parties en c****ries sans que je puisse faire quoi que ce soit.

Noël 2017 : profonde phase dépressive.

Elle a finalement consenti à consulter et le diagnostique est tombé : bipolaire.

Devant l'aggravation je n'ai plus de mots...

 

Posté par Sylvie d L à 11:56 - Commentaires [3] - Permalien [#]


11 janvier 2018

Bien sûr nous eûmes des orages...

...20 ans d'amour c'est l'amour fol... Nous ce fut cinquante tout rond en 2017...

A minuit, Fille Dernière est venue dans ma notre chambre, elle entendait un bruit bizarre de " galopades " qui l'empêchaient de dormir.

Bah oui, depuis qu'un ancien voisin a " oublié " sa minette et une voiture épave en déménageant il y a deux ans, pas stérilisée bien sûr, la minette s'est multipliée. Ils sont huit maintenant. Vu que nous les nourrissons grassement ils se portent comme des charmes et dorment dans le grenier qu'ils rejoignent par le toit du voisin. Et ils cavalent toute la nuit sur nos têtes joyeusement.

Petit aparté : Nous avons tenté, au début de son abandon de l'attrapper pour l'adopter et la stériliser mais walou...

En partant, elle m'a dit une chose amusante :

- " C'est marrant, on dirait que vous avez quinze ans, vous discutez, vous riez, on croirait entendre une chambre d'ados ! "

Bien vu ! Il paraît que je vais avoir 67 ans en juin mais en vrai ce n'est pas moi, c'est mon double astral qui vieillit. Si, si, moi j'ai bloqué à quinze ans. C'est grave, je sais, parce qu'il y a quand même un léger ( oui léger ) décalage entre la chair, les os, les articulations et tout le bastringue qui constitue mon véhicule terrestre et l'esprit qui y réside. Oui, l'esprit est folâtre n'en déplaise. Le reste est moins folichon, certes, mais je fais avec faute d'alternative possible.

 Bien sûr, donc, nous eûmes des orages. Des tornades. Des ouragans même ( j'aime bien les ^ce soir ). Il y eut même des moments " Fukushimesques ". Mais nous avons vaillamment résisté.

Nous nous fréquentons depuis l'âge de quinze ans pour moi, un tout petit chouïa de plus pour lui et nous avons encore des choses à nous dire, des choses à rire, des trucs à partager. Bref, nous ne nous ennuyons jamais.

Mais il ronfle. et ça, ça, c'est affreux. Cinquante ans qu'il ronfle. Cinquante ans que j'ai envie de l'étouffer avec l'oreiller.

Cinquante ans aussi que je supporte ses jeux de mots à la " mord la moi " qui m'amusent une fois sur mille ( mais il en fait plusieurs par jour ). 

Cinquante ans qu'il se fait rire tout seul en les faisant. Le divin enfant aussi, j'en supporte donc deux...

Cinquante ans et ma fille me dit que nous sommes comme des ados...

Ce doit être ça l'amour fol...

Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes.

 

 

 

Posté par Sylvie d L à 01:32 - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 janvier 2018

Pousser les murs ?

 

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 Elle ne nous a pas demandé notre avis.

Elle est arrivée avec ses filles, ses valises, les jouets de sa Mademoiselle 2, sa couette, son oreiller, sa fatigue, ses agacements, ses insomnies, ses doutes, ses questionnements existentiels, sa peur de l'avenir et une pointe d'agressivité à toute parole pouvant servir de conseil.

Elle ne nous a pas demandé notre avis. Ni son frère ou ses soeurs quand ils sont revenus, repartis, revenus... Et resté en ce qui concerne son frère.

Fille aînée est revenue trois fois avec ses deux enfants. Fille 2 n'est pas revenue mais elle a " collé  " quand son mari est parti faire un enfant avec une autre...et puis revenu. ( J'aime d'ailleurs beaucoup l'enfant en question que nous avons vu dès ses six mois ).  Fille n° 3 est revenue il y a trois ans avec ses deux enfants. Fils unique deux fois, il est toujours là. Fille Dernière qui est là aujourd'hui revient pour la seconde fois.

Jusque là le timing était parfait : L'un venait de partir quand l'autre arrivait. C'était le top ! Pas d'embouteillage.

Nous avons trois chambres. Habituellement occupées. Une pour le divin enfant, une pour Mari et une pour moi. Sauf que du coup Mari est dans ma chambre...

Horreur ! Malheur ! Il ronfle comme trois Airbus au décollage ! Mayday ! Mayday !

Mari est désolé, certes, mais il n'en ronfle pas moins. Moi qui me réveille dix fois par nuit  en gueulant des insanités pour le fustiger vertement suis épuisée. Et j'ai des machins en mousse enfoncé dans les oreilles !

Et nous sommes six à table tous les jours.

D'ordinnaire, le divin enfant vit sa vie et mange quand il a faim et parfois avec nous. Nous,nous ne mangeons que rarement à heure bien fixe. Là, c'est militaire. Avec l'école qui reprend ce sera monastique : tout le monde consigné dans sa chambre à 21h 30. Amen.

Bon, Fille Dernière cherche un appart. Mais elle n'est pas rodée à la manoeuvre. Elle arrive sans dossier et sans chéquier, et comme de bien entendu, se fait damer le pion. Nous quand on veut déménager, on a tout dans une chemise et le chéquier à la main. On a toujours signé le jour même. Maintenant qu'elle sait comment faire...

Ceci dit, nous profitons des filles pour faire des tournois de Scrabble et nous en profitons tout court. Mais nous en profitions fort bien en les ramenant chez elle tous les mercredis soirs, hein !

Et puis merde ! pourquoi on les aime ces arapèdes ?

***

L'existence, c'est comme ça : tu fais des gosses et tu attends qu'ils s'en aillent. Et puis, quand ils sont partis, tu attends qu'ils reviennent. Frédéric. Dard.

C'est pas vrai !

 

Posté par Sylvie d L à 01:45 - Commentaires [4] - Permalien [#]

01 janvier 2018

Ah ! bravo l'année qui commence !

 

 

Annonce " séparation le jour du réveillon " : Fait.

 

Annonce " je reviens chez mes parents ( nous ) avec les enfants le 2 " : Fait.

 

Mais qu'avons nous fait au bon dieu ?

.

 

 

Posté par Sylvie d L à 18:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 décembre 2017

Pas joyeux Noël...

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En ce monde qui se " barbarise " chaque jour davantage, 

cette année non plus je ne souhaite pas de " Joyeux noël ".

 

Posté par Sylvie d L à 00:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

19 décembre 2017

Ma mère était parfois de bon conseil...

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Ma mère était d'abord, surtout et uniquement femme. Tellement peu mère qu'elle n'a cessé de se débarrasser de moi. Elle m'a déposée à mes 18 mois chez mes grand-mères pour le quotidien et chez mon père pendant les vacances. J'étais une sorte de paquet itinérant et surtout embarrassant. J'étais encombrante.

Je l'ai peu vue jusqu'à mes douze ans, et quand à cet âge là elle m'a " reprise " ça n'a pas fonctionné du tout.

Elle était cependant de bon conseil en ce qui concernait une vie de femme.

Une de mes relations dont le mari est très volage menace d'éventrer sans pitié celle qui émoustille ledit époux de ses charmes incendiaires. En clair : elle va aller voir cette s... et lui foutre la raclée du siècle !

Je devais avoir 13 ans quand une de des amie de ma mère fut hélas cocu(e)... La chose était courante à l'époque, ma mère et ma grand-mère ayant elle-même été les maîtresses d'hommes dûment mariés. Pas Louise mon arrière grand-mère qui fut fidèle mais née en 1872, ceci explique peut-être cela. Son mari en revanche...Bref.

Elle m'expliqua donc la chose suivante : 

Quand un mari trompe sa femme on ne saute pas sur la maîtresse pour la dézinguer.

En effet, le coupable c'est LUI. En effet, le mari est menteur ! Il peut avoir menti à la maîtresse genre " il n'y a plus rien entre ma femme et moi depuis longtemps... ". Elle appelait ça "  le coup de l'incompris ". Le mari se fait passer pour la pauvre victime d'une mégère accomplie, et paf ! il éveille chez sa proie le syndrôme de la mère poule ! Ou de l'infirmière, ou encore le la consolatrice ! Il promet de quitter sa femme ( quand les enfants seront grands, que la maison sera payée... ) raconte des fadaises aussi menteuses que lui et tout ça...

Et elle peut le croire la pauvre ! Et souvent elle y croit dur comme fer !

Et elle peut espérer 20 ans comme ça !

Le dézingage doit, par conséquent s'appliquer au mari. La rouste doit être pour LUI et pour LUI seul.

Non mais c'est vrai quoi...il n'a qu'à dire non le mari ! S'il dit oui, même s'il s'agit d'une tentatrice émérite, c'est LUI le fautif !

En cas de meilleure amie captatrice, alors le rouste est pour les deux.

Je n'ai jamais oublié cette leçon de vie de femme. Jamais....

Mais comment expliquer ça à une femme prête à éviscérer sa rivale ?

 

Posté par Sylvie d L à 11:37 - Commentaires [4] - Permalien [#]